mercredi 2 octobre 2013

Gatsby le magnifique - Francis S. Fitzgerald (1925)

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'on s'emmerdait ferme dans les hautes sphères des années 30. Je sais pas si c'est ce que Fitzgerald a voulu faire passer avec son Gatsby le magnifique mais glander avec des pèlerins dont la question essentielle est Comment vais-je occuper ma journée ? a presque moins d'intérêt qu'une belote en fin d'après-midi au PMU de Dalou. Du coup on sait pas trop ce qui attire Nick Carraway chez Gatsby. Trentenaire, millionnaire on sait pas trop comment, son côté mytho l'incite à se créer une vie, à multiplier les réceptions pour se prouver que les gens l'aiment, l'apprécient pour ce qu'il est et non pour le faste dont il s'entoure. Mais derrière tout ça Gatsby a une idée en tête, séduire Daisy, nana officielle de Tom Buchanan dont le couple bat de l'aile depuis un moment. Ce dernier ne voulant pas qu'on lui fasse ce que lui fait par ailleurs, l'histoire va basculer, entraînant les protagonistes dans un chaos, certes maîtrisé, mais que ne laissait aucunement présager le début du bouquin.
Un sacré coup de vieux pour ce supposé classique de la littérature US mais on sent qu'il fallait pas grand-chose pour en faire réellement un chef d'oeuvre, en tout cas pas passer les trois quart du bouquin à essayer de deviner à quel lard ou quel cochon Gatsby fait référence lorsqu'il parle de sa vie antérieure. Ainsi on passe gentiment une grande partie du temps à essayer de garder les yeux ouverts sur les propos de notre millionnaire neurasthénique favori avant que tout s’emballe quand on s'y attendait le moins. Dès lors on rattrape le bouquin qui nous tombait des mains, on se redresse dans le fauteuil, et on prend enfin goût pour les aventures de ces fils de riches. Dommage que ça arrive un peu tard.

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